Les Français passent-ils vraiment trop de temps sur internet ?

Les Français passent-ils vraiment trop de temps sur internet ?

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Hier soir, ma mère m’a appelé. Pour me demander comment on supprime un compte Facebook. Après 45 minutes d’explications (dont 30 à chercher où Meta a planqué le bouton), elle m’a sorti : « De toute façon, vous les jeunes, vous êtes scotchés à vos écrans ». Ironique, venant de quelqu’un qui regarde des vidéos de recettes jusqu’à 2h du matin sur sa plateforme de jeux mobile.

Mais bon, elle n’a pas complètement tort.

3h47 par jour, sérieusement ?

Les derniers chiffres font un peu peur. Les Français passent en moyenne 3h47 par jour sur internet. Presque 4 heures. C’est plus que le temps qu’on met pour faire un Paris-Marseille en train.

Perso, j’ai vérifié mon temps d’écran la semaine dernière. 5h23 de moyenne quotidienne. J’ai un peu honte mais franchement, entre le boulot, les mails, WhatsApp, Instagram et mes trois newsletters matinales… ça monte vite.

Le truc fou, c’est qu’on est 92% à se connecter tous les jours. TOUS LES JOURS. Internet est devenu aussi banal que de se brosser les dents. Sauf que personne ne passe 4 heures sur sa brosse à dents (j’espère).

Les Français passent-ils vraiment trop de temps

Orange écrase la concurrence

Dans ce marathon numérique quotidien, certains s’en sortent mieux que d’autres. Orange vient d’être désigné comme le fournisseur qui satisfait le plus ses clients. Pas mal pour un opérateur qu’on adore détester.

Les gens cherchent surtout la stabilité. Une connexion qui ne lâche pas en plein épisode de leur série ou pendant une visio importante. C’est con mais c’est devenu vital. Comme l’électricité ou l’eau courante.

D’ailleurs, en parlant de divertissement en ligne, certains secteurs explosent. Les plateformes de streaming évidemment, mais aussi les jeux. Perso j’ai découvert Casino Night (https://casino-night.site) récemment, c’est assez bien foutu pour ceux qui aiment ce genre de trucs. Mais c’est un autre débat.

Les impôts aussi sont passés au tout numérique

2026, c’est l’année où même les derniers réfractaires devront s’y mettre. La déclaration d’impôts papier, c’est fini. Terminé. Plus le choix.

Ma voisine de 78 ans flippe complètement. Elle qui galère déjà avec son téléphone portable basique, la voilà obligée de jongler avec France Connect et les codes d’accès. Le gouvernement promet des « accompagnements » mais bon… on verra.

C’est le paradoxe de notre époque. On veut tout dématérialiser mais on oublie qu’une partie de la population n’est pas prête. Ou n’a pas envie.

Les jeunes, nouvelle cible des arnaques

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce ne sont pas que les seniors qui se font avoir en ligne. Les jeunes aussi tombent dans le panneau. Phishing sur Instagram, faux sites de revente de sneakers, arnaques aux cryptos…

Le gouvernement lance des campagnes de sensibilisation mais franchement, est-ce que ça sert à quelque chose ? Les arnaques évoluent plus vite que les campagnes de prévention.

Le vrai problème, c’est qu’on pense tous être plus malins que les autres. « Moi je ne me ferai jamais avoir ». Jusqu’au jour où on clique sur le mauvais lien au mauvais moment.

Alors, accros ou pas accros ?

La question mérite d’être posée différemment. Est-ce qu’on est accros à internet ou est-ce qu’internet est devenu indispensable à notre vie quotidienne ? Nuance.

Quand ton boulot, tes démarches administratives, ta vie sociale et tes loisirs passent par le même canal, difficile de faire autrement. C’est comme demander à quelqu’un de moins utiliser sa voiture quand il habite à 50 km de son travail sans transport en commun.

Le vrai sujet, c’est peut-être pas le temps qu’on passe en ligne. C’est ce qu’on en fait.

Scroller TikTok pendant 2 heures ou faire sa compta, suivre une formation, garder le contact avec sa famille… c’est pas pareil. Mais ça compte pareil dans les stats.

Perso, je pense qu’on s’affole un peu pour rien. Chaque génération a eu son truc. La télé, les jeux vidéo, maintenant internet. Dans 20 ans, on s’inquiétera d’autre chose et nos 4 heures quotidiennes paraîtront ridicules.

En attendant, ma mère a toujours son compte Facebook.